Vous avez prévu une escale à Singapour ou un séjour en Malaisie pour les vacances de fin d’année ? Depuis septembre, la brume de fumée, que les habitants appellent « haze », a régulièrement voilé le ciel de la cité-État et fait grimper les indices de pollution. Bonne nouvelle pour les voyageurs : la situation s’améliore nettement en cette fin octobre, et les prévisions des autorités sont rassurantes pour novembre.
Voici où en est la situation, d’où vient ce phénomène et comment organiser son voyage sereinement.
Plan de l'article
Une accalmie confirmée pour le week-end #
Dans sa mise à jour quotidienne du vendredi 30 octobre au soir, l’Agence nationale de l’environnement de Singapour (NEA) a indiqué que la brume devrait rester contenue ce week-end, rapporte AsiaOne. L’indice de pollution sur 24 heures (PSI) attendu pour le samedi 31 octobre se situe entre 51 et 70, dans la catégorie « modérée ».
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Le même jour à 18 heures, les particules fines PM2.5 mesurées heure par heure se trouvaient dans la plage normale sur toute l’île. Des averses sont en outre annoncées samedi et dimanche, ce qui aide à disperser les fumées.
Novembre devrait tourner la page
La NEA s’attend surtout à un changement de saison. L’intermousson doit s’installer au cours des deux premières semaines de novembre, avec des vents faibles et variables qui réduisent le risque de voir les fumées transportées vers Singapour. Des orages modérés à forts, prévus la plupart des jours, devraient aussi apporter un peu de répit face à la brume comme à la chaleur.
D’où vient cette brume ? #
Le haze n’est pas une pollution produite à Singapour. Comme l’explique Lepetitjournal Singapour, il provient principalement des fumées dégagées par les incendies de forêts, de végétation et de tourbières dans la région. Ces fumées peuvent parcourir de longues distances au gré des vents.
Mi-octobre, la NEA signalait des foyers d’incendie dans le Kalimantan, sur l’île de Bornéo, et dans le sud de Sumatra, en Indonésie. La sécheresse favorise les feux, et quand les vents soufflent de l’est ou du sud, la fumée dérive vers Singapour et la Malaisie péninsulaire. C’est pourquoi l’arrivée de la pluie et le changement de régime des vents comptent tant.
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Comprendre les indicateurs avant de partir #
Deux chiffres reviennent dans les bulletins, et il est utile de savoir les lire.
Le PSI, pour planifier sa journée du lendemain
Le PSI est l’indice de référence de la qualité de l’air à Singapour. Selon le ministère de la Santé singapourien, cité par Lepetitjournal, un PSI de 101 ou plus correspond à un air considéré comme malsain. La NEA recommande de consulter la prévision sur 24 heures pour organiser le lendemain.
Les PM2.5, pour décider sur le moment
Les concentrations horaires de particules fines PM2.5 sont plus utiles pour les décisions immédiates : faire une balade dans les jardins, un footing le long de la marina, ou rester à l’intérieur. La NEA conseille de vérifier ce chiffre avant toute activité en plein air. Ces données sont publiées en continu sur le site officiel haze.gov.sg.
Faut-il changer ses plans de voyage ? #
Pour un séjour prévu en novembre ou en décembre, rien ne justifie aujourd’hui d’annuler. Les autorités annoncent une amélioration durable avec la nouvelle saison. Il reste toutefois prudent de garder un œil sur les bulletins dans les jours qui précèdent le départ, car la situation dépend des vents et des feux, par nature difficiles à prévoir longtemps à l’avance.
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Prévoir un programme souple
Singapour se prête bien aux plans B. Si une journée s’annonce brumeuse, il est facile de basculer vers les activités couvertes : musées, serres climatisées, centres commerciaux, marchés couverts ou aquarium. Gardez les longues sorties en extérieur, comme la randonnée ou le vélo, pour les jours où les indicateurs sont bons, et privilégiez le matin, souvent plus frais.
Penser aux voyageurs plus sensibles
L’agence rappelle que l’effet de la brume dépend de l’état de santé de chacun, du niveau de pollution et de la durée comme de l’intensité de l’effort en plein air. Si vous voyagez avec de jeunes enfants, des personnes âgées ou un proche souffrant de problèmes respiratoires, consultez votre médecin avant le départ et adaptez le rythme des visites en cas d’épisode de brume.
Vérifier ses conditions d’annulation
Enfin, au moment de réserver hôtels et excursions pour l’Asie du Sud-Est, privilégiez autant que possible les tarifs modifiables. Une simple option flexible permet de décaler une activité extérieure sans frais si le ciel se voile.
En résumé, la saison de la brume semble toucher à sa fin. Avec un programme souple et le réflexe de consulter les indicateurs officiels, Singapour reste une étape idéale pour un voyage de fin d’année au soleil.
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