Séville, Malaga, Cordoue ou Grenade en passant par Madrid : pour beaucoup de voyageurs, le trait d’union entre la capitale espagnole et l’Andalousie, c’est la grande vitesse. Depuis le mercredi 28 octobre, ce trait d’union est coupé. La collision entre un AVE de la Renfe et un train de la compagnie Iryo, près d’Urda, dans la province de Tolède, a fait plusieurs dizaines de morts et plus d’une centaine de blessés. Trois jours de deuil national ont été décrétés en Espagne, du 29 au 31 octobre.
Au-delà du drame, une question très concrète se pose pour celles et ceux qui avaient prévu un séjour dans le sud de l’Espagne ces prochaines semaines : comment s’y rendre, et que faire de son billet de train ? Voici ce que l’on sait à ce jour, source par source.
Plan de l'article
Ce qui s’est passé sur la ligne Madrid-Séville #
Selon TourMaG, qui reprend les autorités de Castille-La Manche, l’AVE parti de Madrid en direction de Séville a percuté l’arrière d’un train Iryo à l’arrêt, entre Mora et Urda, à 8 h 54. Deux voitures ont chuté en contrebas d’un remblai.
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Les enregistrements des échanges avec le centre de contrôle, publiés par Euronews, décrivent une panne du système de sécurité LZB qui avait immobilisé plusieurs trains peu avant le choc. L’AVE a reçu l’autorisation de repartir en marche normale alors que le train Iryo restait bloqué devant lui. Le ministre des Transports, Óscar Puente, a qualifié cette décision d’« inexplicable ». L’enquête suit son cours, et les bilans varient encore d’une source à l’autre.
C’est le deuxième accident grave sur cet axe cette année. En janvier, un déraillement près d’Adamuz, à Cordoue, avait déjà fermé la ligne pendant environ un mois.
La grande vitesse vers l’Andalousie est à l’arrêt #
La circulation à grande vitesse entre Madrid et l’Andalousie est suspendue, et aucune date de réouverture n’a été annoncée. D’après Xataka, tout dépend des travaux d’urgence puis des vérifications techniques qui doivent certifier la sécurité de l’infrastructure.
Chaque compagnie a pris ses propres mesures :
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Renfe
La compagnie publique a ouvert les échanges et annulations gratuits pour tous les trains concernés, dès le jour de l’accident. Elle a aussi annoncé un plan de transport alternatif sur le corridor à partir du vendredi 30 octobre, valable tant que la grande vitesse reste interrompue. Le détail des itinéraires n’était pas encore entièrement connu jeudi soir. Des trains spéciaux circulent déjà entre Madrid, Ciudad Real et Puertollano, avec un allongement du temps de trajet.
Iryo
Iryo a annulé tous ses trains entre Madrid-Atocha et le sud du pays, sans date de reprise, et permet de changer ou d’annuler son billet sans frais.
Ouigo
La filiale espagnole de la SNCF a suspendu ses liaisons Madrid-Andalousie au moins jusqu’au lundi 2 novembre inclus, et promet un remboursement intégral.
L’avion reprend la main entre Madrid, Malaga et Séville #
Les compagnies aériennes ont réagi vite. Iberia a augmenté de 20 % la capacité de ses vols vers la région, soit 520 sièges supplémentaires : 362 entre Madrid et Malaga, 158 entre Madrid et Séville. Des avions plus grands remplacent les appareils habituels sur certaines rotations, et deux vols supplémentaires ont été ajoutés le soir du 28 octobre.
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Surtout, jusqu’au dimanche 8 novembre, Iberia plafonne le prix de tous ses vols entre Madrid et l’Andalousie à 99 euros l’aller simple en classe économique et à 149 euros en classe affaires. Les passagers dont le voyage en train a été perturbé peuvent aussi modifier leur réservation par téléphone, au 900 111 500, selon TourMaG.
Côté route, plusieurs autocaristes, dont Socibus, Avanza, Samar et Interbus, ont renforcé leurs capacités entre Madrid et les villes andalouses, rapporte Xataka. Le trajet est bien plus long qu’en AVE, mais il reste une solution pour ceux qui n’ont pas trouvé de place en avion.
Vous partez de France ? Repensez l’itinéraire #
Pour un voyageur français, la bonne nouvelle est que l’Andalousie se rejoint très bien sans passer par Madrid. Malaga et Séville sont desservies en vol direct depuis plusieurs aéroports français, et c’est souvent l’option la plus simple tant que la ligne reste fermée.
Si votre voyage était construit autour d’un combiné « Madrid puis Andalousie » en train, trois cas de figure se présentent.
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Votre train est dans les prochains jours : ne vous présentez pas en gare sans avoir vérifié l’état de la ligne. Demandez le remboursement ou l’échange auprès de la compagnie, puis comparez un vol intérieur ou un car.
Votre voyage est prévu pour fin novembre ou décembre : rien ne garantit une réouverture d’ici là. Gardez une solution de repli et privilégiez des réservations d’hôtel annulables.
Vous n’avez rien réservé : inversez la logique. Arriver directement à Malaga ou Séville, visiter l’Andalousie, puis remonter vers Madrid en avion en fin de séjour évite de dépendre du rail.
Un séjour en Andalousie reste possible #
Les villes andalouses elles-mêmes ne sont pas touchées : musées, monuments et hôtels fonctionnent normalement. Ce qui change, c’est le temps de transport entre la capitale et le sud. Pendant la fermeture de janvier, la ligne avait rouvert au bout d’un mois environ. Personne ne peut dire aujourd’hui si ce sera plus long ou plus court cette fois.
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Le meilleur réflexe reste de consulter, la veille du départ, les sites de la Renfe, d’Iryo et de Ouigo, et de garder ses confirmations de réservation sous la main pour faire valoir ses droits au remboursement.




