Nos guides Voyage

Ryanair coupe 20 lignes en Belgique cet hiver : ce qui change pour vos escapades

Ryanair a présenté son programme d’hiver 2026-2027 à Bruxelles ce mardi 20 octobre, et l’annonce ressemble plus à une liste de suppressions qu’à une liste de nouveautés. La compagnie irlandaise retire 20 lignes et environ 1,1 million de sièges de ses deux aéroports belges, selon le décompte d’Air Journal. Ce n’est pas un cas isolé : de Brême aux Açores, la carte des vols low cost se redessine aéroport par aéroport. Si vous préparez un week-end en ville cet hiver, ce tri vous concerne directement.

Bruxelles et Charleroi perdent vingt lignes #

La saison d’hiver aérienne commence le 25 octobre. À partir de cette date, Ryanair retire six avions de ses bases belges. À Bruxelles-Zaventem, la compagnie ne garde que sa ligne vers Dublin. Disparaissent Málaga, Barcelone, Rome-Fiumicino, Madrid, Porto, Marrakech et Valence : sept destinations très prisées pour les escapades urbaines.

À Charleroi, aéroport historique de la low cost au sud de Bruxelles, treize lignes sont coupées : Amman, Dubrovnik, Nîmes, Gênes, Katowice, Lublin, Newcastle, les Asturies, Poznań, Reggio de Calabre, Sarajevo, Trapani et Varsovie-Modlin. Air Journal précise un point qui a son importance : il s’agit de 20 lignes au départ de Belgique, pas de 20 destinations rayées de tout le réseau. Barcelone ou Madrid restent desservies depuis d’autres villes européennes.

À lire Málaga, Bruxelles, Essaouira : les nouvelles lignes easyJet qui décollent fin octobre depuis la France

Nîmes : une pause d’hiver, pas un départ

Une seule ligne française est touchée : Charleroi–Nîmes. D’après le directeur de l’aéroport de Nîmes, Vincent Gobin, cité par Sudinfo et repris par Air Journal, la liaison est suspendue du 1er novembre 2026 au 31 mars 2027. Elle doit reprendre en avril, à raison de deux vols par semaine. Pour les Belges qui aiment le Gard au printemps comme pour les Nîmois qui filent à Bruxelles, il s’agit donc d’une coupure saisonnière.

La taxe belge au cœur du bras de fer #

Ryanair justifie ces coupes par la hausse de la taxe fédérale d’embarquement. Elle est aujourd’hui de 5 euros par passager et passera à 7 euros en janvier 2027 pour les vols concernés, soit 2 euros de plus. La compagnie met en avant un chiffre de 250 %, mais il compare le niveau de janvier 2025 (2 euros) à celui prévu pour 2027 : c’est la hausse cumulée sur deux ans, pas celle de l’an prochain.

Michael O’Leary, le patron de Ryanair, s’en prend directement au gouvernement de Bart De Wever : selon lui, taxer l’avion déplace la croissance ailleurs au lieu de la créer, et il réclame la suppression de la taxe. Côté wallon, le cabinet du ministre-président Adrien Dolimont estime au contraire que la version revue de la taxe protège l’économie régionale tout en respectant les objectifs budgétaires fédéraux. Le gouvernement avait d’abord envisagé 10 euros avant de revoir sa copie à la baisse.

Une stratégie qui dépasse la Belgique #

Le même jour, un second article d’Air Journal fait le point sur un mouvement plus large. En s’appuyant sur un décompte du Corriere della Sera publié le 18 octobre, il recense 13 aéroports dans 8 pays que Ryanair a quittés ou va quitter entre début 2026 et le printemps 2027. Il ne s’agit pas d’un plan unique : chaque décision a été prise à une date différente, pour des raisons propres à chaque aéroport.

À lire Brest-Séville et Rennes-Séville : Transavia ouvre un city break andalou direct depuis la Bretagne cet hiver

Deux aéroports français figurent dans la liste. À Clermont-Ferrand, Ryanair a cessé ses vols le 27 mars 2026, mettant fin aux lignes vers Porto, Londres-Stansted et Fès. L’aéroport a regretté une décision prise « malgré de bons taux de remplissage ». À Rodez, le site officiel de l’aéroport affichait des vols Ryanair vers Bruxelles jusqu’au 29 août et vers Londres jusqu’au 30 août 2026 ; Air Journal souligne que ces dates ne suffisent pas à confirmer un départ définitif.

Brême, les Açores, la Grèce et la Turquie

Ailleurs, les fermetures touchent des destinations de vacances autant que des villes d’affaires. Ryanair a annoncé le 8 octobre l’arrêt de tous ses vols à Brême en avril 2027, soit environ 500 000 sièges par an, en citant les redevances aéroportuaires, les frais de sûreté et de contrôle aérien et les taxes allemandes sur les billets. Aux Açores, la compagnie a quitté Ponta Delgada et Terceira fin mars 2026 : six lignes et environ 400 000 passagers par an. Cet automne, ce sont Bodrum et Dalaman en Turquie, Kalamata et Volos en Grèce, et Niš en Serbie qui sortent du programme.

À l’inverse, des villes qui gagnent des vols #

Les avions retirés ne restent pas au sol : Ryanair dit les redéployer vers des marchés européens où les coûts sont plus bas. Exemple récent, Rimini. La compagnie y ouvrira à l’été 2027 une base de deux avions, avec 17 lignes, 114 vols par semaine et cinq nouvelles destinations, dont Dublin, Stockholm et Varsovie. Ryanair attribue ce choix à la suppression d’une taxe municipale en Émilie-Romagne. La logique est assumée : la carte des vols suit la fiscalité locale.

Ce que cela change pour vos city-breaks cet hiver #

Pour les voyageurs qui partent de France, l’effet direct reste limité : hormis Nîmes–Charleroi, aucune ligne au départ d’un aéroport français n’est annoncée en suppression dans ce programme belge. L’effet indirect est plus sensible pour ceux qui ont l’habitude de passer par Bruxelles ou Charleroi pour rejoindre l’Espagne, l’Italie ou les Balkans à petit prix. Ces itinéraires deviennent plus rares cet hiver.

À lire Montréal prolonge ses visites guidées gratuites pour faire redécouvrir la ville

Quelques réflexes avant de réserver une escapade cet hiver :

Vérifiez la période de vol plutôt que la seule destination : plusieurs lignes ne sont suspendues que pour la saison d’hiver, du 25 octobre à fin mars.

Comparez les aéroports voisins : quand une ligne disparaît d’un aéroport, la même destination peut rester accessible depuis un aéroport voisin ou avec une autre compagnie.

Si votre vol est annulé, vous avez droit au remboursement ou à un réacheminement au titre du règlement européen sur les droits des passagers, détaillé sur le portail L’Europe est à vous de l’Union européenne.

À lire Rentrée à Aix-en-Provence : de quel lundi parlait cette page, et le calendrier zone B à jour

Le programme d’hiver de Ryanair confirme une tendance que l’on voyait venir : les compagnies low cost ne s’installent plus seulement là où il y a des passagers, mais là où les taxes et les redevances sont les plus basses. Pour les amateurs de week-ends en ville, la meilleure parade reste la souplesse, en jouant à la fois sur les dates, les aéroports de départ et les compagnies.

urbania-vacances.fr - Voyagez facilement est édité de façon indépendante. Soutenez la rédaction en nous ajoutant dans vos favoris sur Google Actualités :

Dans la même rubrique : Voyage

site internet pas cher · consultant SEO Bordeaux